Des vêtements au linge de maison, en passant par nos cosmétiques, le coton prend une part significative dans notre quotidien. Considéré comme la plus importante fibre naturelle produite dans le monde et reconnu pour ses nombreuses propriétés, le coton est aujourd’hui sujet à de nombreuses ententes et controverses dans le monde du textile. Mais comment nous, consommateurs, nous y retrouvons dans tout ça ?
Chez Tranquille Emile, nous avons décortiqué le coton sous toutes ses fibres pour en extraire des réponses claires à toutes vos interrogations. Suivez-nous, on vous dit tout.
Le coton chez Tranquille Emile
Comme expliqué dans nos articles Emile, en toute transparence et Les 5 bonnes raisons d’acheter du made in France, la France n’étant pas une terre propice à la culture du coton, notre coton vient principalement des Etats-Unis, de Grèce ou d’Inde, .... Dans le respect de nos engagements et des valeurs que nous prônons chez Tranquille Emile, nous sommes particulièrement vigilants sur la traçabilité de notre coton.
Chez Tranquille Emile afin de respecter nos engagements écoresponsables, nous avons fait le choix de sélectionner les matières les plus naturelles.
Avant de nous pencher sur les différences entre coton conventionnel et coton bio, il est essentiel de comprendre comment et pourquoi ce dernier est cultivé.
L’histoire de la culture du coton
Le coton est cultivé depuis des siècles ! Tout commence en Inde, où la culture du coton a débuté, avant de se développer en Afrique vers le 1er siècle. Quelques siècles plus tard, au tour de la France de produire et de transformer le coton via ses colonies, appuyée par une industrie qui se mécanise en 1780 grâce aux innovations des britanniques qui inventent les premières machines à filer la fibre. Mais les Etats-Unis rattrapent vite le pas et deviennent rapidement les premiers producteurs mondiaux.
En 1860, la production de coton des Etats-Unis est estimée à 850 milles tonnes, ce qui correspond à 80% de la production mondiale de coton à cette époque. Mais la guerre de Sécession marque une rupture brutale dans l’exportation américaine. Ce qui n’est pas sans conséquences pour l’Europe, touchée par une crise du coton, et qui cherche alors des solutions de substitutions en se rapprochant de l’Inde, qui deviendra le premier fournisseur de coton des pays occidentaux.

Aujourd’hui les principaux producteurs mondiaux de coton sont la Chine, les Etats-Unis, et l’Inde qui représentent à eux trois 80% de la production mondiale de coton. Selon le ICAC (Comité Consultatif International du Coton), nous fabriquons dans le monde autour de 25 millions de tonnes de coton par an. L’Inde et la Chine sont les premiers producteurs mondiaux. Les Etats-Unis, troisième producteur mondial, occupe cependant la première place des exportateurs de coton à travers le monde.
Et l’Europe dans tout ça ? La production européenne de coton ne représente qu’1% de la production mondiale de coton. Ce dernier est encore cultivé dans deux pays de l’UE : l’Espagne, qui représente 20% de la superficie cultivée contre 80% pour la Grèce !

La culture du coton
Le coton est issu d’une plante que l’on appelle un cotonnier.
Cette plante mesure approximativement 50 cm de hauteur et demande beaucoup d’exigences notamment en termes de besoins climatiques ! Le cotonnier nécessite une période de pluie abondante pendant sa période de pousse puis un épisode de chaleur et de sécheresse intense pendant sa période de maturation.
De ce fait, les zones propices à la culture de coton sont les zones tropicales, dont l’Inde, qui possède des périodes de moussons et de chaleur en grande quantité. Dans le cas contraire, la compensation en eau devra se réguler par irrigation. Cette dimension est particulièrement importante afin de comprendre pourquoi la culture du coton en Europe n’est pas développée.
Avec une floraison en été, le cycle total du coton, de la graine à la récolte, est de 5 à 6 mois.
Les propriétés du coton
Vous vous demandez sûrement pourquoi le coton est considéré comme la plus importante fibre naturelle produite dans le monde ? Parce qu’en plus d’être une fibre naturelle, il possède de nombreuses propriétés techniques qui s’adaptent à toutes les utilisations dans le domaine du textile.

Coton conventionnel vs. coton AVEC TEINTURE CERTIFIÉe vs. coton biologique
Nombreux sont les labels et les certifications et il est parfois difficile de faire la différence entre ces types de coton. Avant tout, il faut savoir que la base de n’importe quel coton est la fleur de cotonnier, de laquelle seront extraites les fibres. Un coton se différencie d’un autre dans le procédé de culture : l’irrigation en eau, la présence ou non de pesticides et la façon donc les fibres de coton sont traitées après la récolte.

Le coton conventionnel
La consommation en eau.
La culture du coton utilise environ 15 à 20% des pesticides mondiaux, augmentant considérablement le besoin d’irrigation, un système d’arrosage qui puise directement dans les nappes phréatiques et qui épuise les ressources de notre planète. Selon le CNRS (Centre National des Recherches Scientifiques), les besoins en eau sont affolants : il ne faut pas moins de 5 260 litres d’eau pour produire un kilo de coton !
Le coton AVEC TEINTURE CERTIFIÉE
Le procédé de récolte et les traitements
Dans un procédé de récolte similaire au coton, certaines étapes de son traitement son contrôlées : graines, matières premières, fils, teinture… Cette certification concerne ici l'étape de teinture qui est garantie sans substances chimiques nocives autant sur le plan humain que sur le plan écologique.

Cette certification garantit ainsi un vêtement non-nocif, exempt de produits toxiques pour notre santé et celle de notre planète. Chaque élément composant un vêtement est testé et doit respecter un processus de contrôle très exigeant : quelque soit la législation du pays d’origine du produit, les critères de vérification appliqués sont les mêmes partout. Les tests en laboratoire reposent sur des normes internationales rigoureuses qui permettent de certifier la non-toxicité et l’absence de substances novices des textiles et des colorants.

Pour un maximum de transparence, retrouvez ci-dessous de nombreuses ressources :
- International Cotton Advisory Committee (ICAC)
- Le Cirad, l’organisme français de recherche agronomique et de coopération internationale pour le développement durable des régions tropicales et méditerranéennes.
- L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) – Les pesticides extrêmement dangereux.
- Le Centre Nationale de la Recherche Scientifique (CNRS) – L’Eau douce, une ressource précieuse.
- Textile Exchange – Initiative aboutorganiccotton.org et The Life cycle assessment of organic cotton fiber